Le Lieu unique est un centre culturel, devenu scène nationale, créé à Nantes le 1er janvier 2000 et installé dans les anciens locaux de la biscuiterie LU, dont les initiales sont aussi celles du centre.

Les bâtiments d’origine, dus à l’architecte Auguste Bluysen, ont été réhabilités par l’architecte Patrick Bouchain après désaffectation de l’usine ; on y trouve une scène nationale avec un espace d’expositions et de spectacles ainsi qu’un café/bar/club, un restaurant, une librairie, une boutique et un hammam.

La direction du Lieu unique a d’abord été tenue par Jean Blaise, puis est passée à Patrick Gyger en janvier 2011.

La richesse des programmes proposés en fait un lieu important de la vie culturelle nantaise. À côté des concerts et expositions variés, y sont organisées chaque année les « Rencontres de Sophie », consacrées à la philosophie ; le festival « Chantier d’artistes » tous les deux ans, avec des résidences d’artistes pendant trois semaines et trois jours de représentations diverses ; et une « université pop’ » (littérature, architecture, musique, philosophie, ateliers du goût…).

L’usine LU (1886-1986)

Dans le centre-ville, à proximité de la gare, se trouvait depuis les années 1880 l’usine Lefèvre-Utile, dotée de ses deux tours caractéristiques au début du xxe siècle. Les bombardements qui ravagent Nantes en 1943 touchent aussi ces dernières qui ne seront pas détruites. Celles-ci seront décapitées lors de grands travaux en 1972. Seule celle située à l’ouest est entièrement rasée durant les années 1980 pour laisser la place à un hôtel. Le reste de l’usine continuera alors de fonctionner jusqu’à ce que la production et les 450 salariés qui y travaillent, soient transférée en 1986 sur le nouveau site de La Haie-Fouassière, l’usine nantaise est alors désaffectée.

La restauration de la tour LU (1998)

À la fin des années 1990, la tour restante est l’objet d’une remise dans son état d’origine. Celle-ci, haute de 38 mètres, coiffe depuis 1998 le bâtiment et est due à l’architecte Jean-Marie Lépinay. Il s’agit d’une reconstitution fidèle, établie grâce aux archives de la famille Lefèvre-Utile, d’une des deux tours qui ont été édifiées au début du xxe siècle par Auguste Bluysen dans un style proche de l’Art nouveau. Il s’agissait à l’époque d’affirmer la puissance de l’entreprise en créant une perspective dans le prolongement des cours Saint-Pierre et Saint-André et en répondant aux tours du château des ducs de Bretagne. Au sommet, la lanterne est identique à celle présentée par le pavillon LU à l’exposition universelle de 1900 et est coiffée d’une flèche de métal. Le dôme est composé de six fenêtres de forme ovale et surmontées d’aigles sculptées. Enfin, le corps est décoré d’une Renommée, ange brandissant une trompette et entouré de six des signes du zodiaque.

Sorties à Nantes

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