L’annonce choc de l’abandon du projet de l’arbre aux hérons par la maire de Nantes a été un véritable coup de massue pour bon nombre de nantais.

Coup de massue pour les porteurs du projet tout d’abord qui, semble t il, n’ont ni été alertés ni consultés en amont de cette annonce publique.

Un “rêve brisé” par la métropole de Nantes

Déception pour tous les Nantais qui soutenaient ce projet de longue date et rêvaient de voir installé au Jardin Extraordinaire.

Stupéfaction des entreprises de la région et de tous ces particuliers qui ont soutenu financièrement l’arbre aux hérons.

Incompréhension de bon nombre quant aux arguments avancés.

Comment passer de 54 à 80 millions en une semaine

Le premier argument présenté par la maire de Nantes pour justifier sa décision est le nouveau surcoût de l’œuvre. En effet, les raisons du surcoût “surprise” du projet le faisant passer de 54 à 80 millions restent floues. Le chiffre impressionnant de +56% du coût des matériaux expliqué selon elle par l’inflation, n’est pas juste, selon Pierre Orefice, co-créateur des Machines.

Le dossier concernant la structure juridique du projet (considérant l’arbre aux hérons comme une œuvre d’art) n’a donc pas été validé par l’état. Ce qui justifierait selon elle l’augmentation de la facture. En quoi la mise en concurrence sur le marché pour la conception de l’arbre, augmenterait l’estimation de son coût ?

Les créateurs eux même ont été surpris par ces chiffres et ont vécu cette annonce comme un véritable coup de tonnerre. Jusqu’à l’annonce, et alors que la mairie avait déjà reçu la réponse de l’état à la fin de l’été, aucune alerte ne leur a été faite. Aucune discussion.

Un tour de passe passe de la mairie ?

La maire argumente d’avoir fait le choix « d’un projet plus sage et plus raisonnable », la Cité des imaginaires (dont le budget de 50 millions d’euros a été voté en juillet), qui doit ouvrir ses portes juste en face du Jardin extraordinaire, en 2028. Un tour de « passe-passe », selon Pierre Orefice, qui se montre très critique sur le bâtiment, qui hébergera notamment le nouveau musée Jules-Verne. « Ce n’est pas une médiathèque qui fera rêver les gens comme l’aurait fait l’Arbre aux hérons, poursuit-il. On nous scie les pattes alors que les Machines viennent de vivre le meilleur été de leur histoire.

La fin des Machines de l’île ?

Les Machines de l’île ont accueilli en 2019 plus de 740 000 visiteurs. Son éléphant est devenu l’un des emblèmes de Nantes, sans doute le plus reconnaissable internationalement. Quel avenir pour la galerie des Machines et ses créatures destinées à s’installer dans l’arbre aux hérons ? Quel avenir pour tous les salariés et toutes ces personnes qui se sont investis sur ce projet ? Les co-créateurs des Machines n’excluent pas de poursuivre le rêve dans une autre ville prête à les accueillir, même s’ils souhaitent bien sûr reprendre le dialogue avec la mairie.

Affaire à suivre !

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